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Le montant à débourser pour valider des trimestres de cotisation au titre d'un stage rémunéré augmente de plus de 2% cette année. Qui est concerné, combien cela coûte-t-il, et comment en tirer le meilleur parti fiscal ? Tour d'horizon.
Si vous avez effectué un stage en entreprise durant vos études, vous avez vraisemblablement perçu une gratification. La loi contraint, en effet, les employeurs à verser cette indemnité à leurs stagiaires dès lors que le stage dure au moins deux mois. Son montant minimum s'élève à 693 euros par mois en 2026, soit 15% du Smic horaire. Problème : cette somme n'est pas soumise aux cotisations sociales, ce qui signifie qu'elle n'ouvre aucun droit à la retraite. Vos mois de stage, même rémunérés, sont donc invisibles aux yeux de l'Assurance retraite.
C'est pour remédier à cette situation que la réforme Touraine de 2014 a instauré la possibilité de racheter jusqu'à deux trimestres de cotisation vieillesse au titre des stages. Ce dispositif reste, toutefois, soumis à des conditions strictes : le stage doit avoir duré au moins deux mois, avoir été obligatoire dans le cadre d'un cursus d'études supérieures reconnu par l'État, et vous ne devez avoir perçu que la gratification minimale réglementaire.
481 euros par trimestre
Le tarif d'un trimestre racheté au titre d'un stage n'est pas arbitraire. Il correspond à 12% du plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS), un chiffre lui-même révisé chaque année en fonction de l'évolution du salaire moyen par tête dans le secteur marchand non agricole. Au 1er janvier 2026, ce plafond a été revalorisé de 2% pour atteindre 4 005 euros.
Résultat : le coût d'un trimestre racheté s'établit à 481 euros en 2026, contre 471 euros l'an dernier, soit une hausse de 2,12%. Si vous souhaitez racheter les deux trimestres maximum autorisés, il vous en coûtera 962 euros au total. Un montant qui reste très raisonnable si on le compare aux rachats de trimestres pour études supérieures ou années incomplètes de cotisation, dont le prix oscille entre 1.055 et 6.684 euros par trimestre cette année.
Un investissement que vous pouvez étaler et déduire de vos impôts
Bonne nouvelle pour votre budget : vous n'êtes pas obligé de régler la totalité en une seule fois. Votre caisse de retraite de base vous permet d'échelonner le paiement sur un ou deux ans, en plusieurs versements.
Sur le plan fiscal, ces rachats sont intégralement déductibles de vos revenus imposables. Et contrairement à d'autres avantages fiscaux - tel l'emploi d'un salarié à domicile, par exemple -, ils n'entrent pas dans le plafond des niches fiscales fixé à 10.000 euros par an. Vous pouvez donc en bénéficier sans que cela empiète sur vos réductions et crédit d'impôt.
Jusqu'à vos 30 ans pour vous décider : une fenêtre élargie par la réforme de 2023
Jusqu'au 1er septembre 2025, la demande de rachat devait être formulée dans les deux ans suivant la fin du stage, une période où la plupart des anciens stagiaires sont encore étudiants ou disposent de revenus modestes, rendant l'opération difficile à financer. La réforme des retraites de 2023 a corrigé cette anomalie en prolongeant le délai jusqu'au 31 décembre de l'année de votre 30ème anniversaire.
Vous disposez désormais d'une fenêtre bien plus confortable pour évaluer l'intérêt du rachat, une fois votre carrière lancée et votre situation financière stabilisée. Un changement de taille, sachant qu'à 30 ans, vous êtes non seulement plus à même de financer ce type d'investissement, mais aussi généralement davantage imposé.
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